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Pour les responsables du Festival du Cinéma d’Animation, il existe des alternatives

27 juillet 2016, par DP

A un centre de congrès sur la Presqu’île

Le festival du film d’animation est régulièrement cité par la C2A comme l’évènement annuel majeur d’Annecy, dont les responsables de la C2A prétendent qu’il risquerait de se délocaliser sans la construction d’un nouveau CESC sur la Presqu’île d’Albigny.

Pourtant, dans un article de l’Essor du 7 juillet, intitulé " Le Festival d’Animation a besoin de nouveaux moyens d’accueil", deux responsables de l’organisation du Festival du film d’animation avancent des solutions alternatives, dont ceux qui se battent depuis 5 ans contre le projet, n’avaient encore jamais entendu parler.

Il faut dire qu’il y a urgence à les mettre en application : la Chine sera l’invitée d’honneur du festival en 2017, alors que le nouveau Centre de Congrès ne sera pas ouvert, puisque des procédures sont encore en cours.
Et si la construction commençait finalement dès l’année prochaine, les participants auraient un gros chantier, en guise de cadre enchanteur sur la Presqu’île !

Finalement, ces solutions d’urgence pourraient se révéler bien préférables au projet de nouveau CESC, pour un coût moindre, et en évitant l’expropriation d’habitants de la presqu’île qui ne souhaitent pas vendre leurs propriétés.
Quelles sont ces propositions ?

1 - Pour accueillir les entreprises et les écoles (il n’est pas ici question de "congressistes haut de gamme"), il pourrait être ajouté un étage au chapiteau.

2 - Pour la partie centre de congrès, ils pensent simplement à la rénovation du CESC de l’Impérial.

3 - Pour le besoin d’une nouvelle salle de cinéma, ils suggèrent qu’elle pourrait être aménagée dans le manège des Haras, pendant la durée du Festival.
(Le tout a peut-être été présenté devant F Hollande, comme pourrait le faire croire la photo de l’article ? Aucune allusion cependant dans le reste de l’article).
Par rapport à un coût de plus de 54 000 000 € (en réalité plus de 80 000 000), quelle économie ! Et on ne démolirait pas la villa le Sud, on n’exproprierait pas des familles installées depuis plusieurs générations, on ne couperait pas 40 grands arbres voir plus....
La conclusion de l’article, qui reprend celle des responsables, est réjouissante : "il est essentiel de répondre aux besoins et à la capacité d’accueil, en optimisant les choses. On a des solutions acceptables et non démesurées"...
Il semble bien que ces responsables partagent certains avis critiques des commissaires-enquêteurs et des opposants !

Nous confirmons : ces propositions sont bien "acceptables et non démesurées"... contrairement aux affirmations des promoteurs, il n’y a pas QUE la possibilité de construire un nouveau CESC sur la presqu’île.

Conclusions
Il y a urgence, pour l’année prochaine, à ce que ces solutions soient mises en place, et si elles conviennent, pourquoi ne seraient-elles pas pérennisées ?

Que penseront le Préfet et les juges de ces intéressantes suggestions, faites par des responsables du Festival le plus renommé du Bassin Annécien, et qui ne sont pas des opposants soi-disant "violents et contre tout", ainsi que Mr Accoyer qualifie tous les citoyens qui n’approuvent pas son projet de CESC.
Ce qui vaut pour le Festival, vaudrait pour les congrès en général.

Enfin des propositions nouvelles réalistes et objectives, offrant un possible compromis acceptable par tous.