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Revue de presse et d’actualité sur les hydrocarbures non-conventionnels - du 15 au 31 Mai 2016

5 juin 2016, par PF

Origine : Laurent Moccozet
Liste : Non_gaz_de_schiste@dim74.sgdg.org

A diffuser librement et largement…

17 Mai

Fracking : fonctionnement et enjeux. Comment fonctionne la fracturation hydraulique ? Et quels sont les enjeux environnementaux de cette technique d’extraction ? La question des écoulements d’eau polluée dans les nappes phréatiques mais aussi dans les rivières reste un enjeu majeur. Début 2016, le député vert australien Jeremy Buckingham a fait le buzz en postant une vidéo de lui enflammant les eaux d’une rivière possiblement contaminée par du méthane issue de la fracturation hydraulique. La société exploitant les sables bitumineux de la région s’est dédouanée en affirmant contrôler ses émissions de méthane et en évoquant la possibilité d’émanations de méthane d’origine naturelle ou humaine. Loin de menacer « seulement » les réserves d’eau douce, le fracking s’avère aussi dangereux au niveau géologique. Deux rapports, canadien et américain, soulignent le lien entre les activités d’extraction et l’augmentation exponentielle des séismes dans les régions où est pratiquée la fracturation hydraulique. Le Colorado s’attend à franchir la barre des milles séismes par an en 2016, quand la région n’en avait connu que trois importants entre 1973 et 2008 !

http://future.arte.tv/fr/fracking-fonctionnement-et-enjeux

18 Mai

Total se dit prêt à financer un puits d’exploration de gaz de schiste sur son permis de Montélimar, éventuellement en s’associant à l’IFPEN et au BRGM. Par ailleurs, le pétrolier juge que l’interdiction des importations de gaz américain serait une erreur pour la compétitivité européenne. "J’ai presque regretté que la justice nous ait rendu le permis de Montélimar", s’amuse Patrick Pouyanné. Mais désormais, il souhaite apaiser ce sujet en rappelant que les puits forés en Pologne et celui foré au Pays-Bas n’ont pas donné les résultats escomptés. "Si un jour on me permet de forer un puits (en France), ce sera peut-être pour dire qu’il n’y a rien. Et s’il y en a (du gaz), nous pourrons alors discuter de ce que nous faisons", explique-t-il. "Je suis prêt à prendre en charge un puits et, puisque la France aime les instituts publics, à donner une part à l’IFPEN (Institut français du pétrole énergies nouvelles) et au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières).

http://www.usinenouvelle.com/article/total-pret-a-financer-un-puits-d-exploration-de-gaz-de-schiste-en-france-si-le-gouvernement-l-y-autorise.N392017

19 Mai

Le syndic de Noville, Pierre-Alain Karlen, persiste dans sa non-entrée en matière concernant un projet de marche pacifique entre Villeneuve et Noville pour protester contre la prospection de gaz sur le site du forage de Petrosvibri, marche prévue à l’origine le 8 mai. Il invoque le tracé de la manifestation : « Ils ont choisi le dimanche de la Fête des mères, sur un tronçon qui enregistre un flux de 22 000 véhicules par jour, s’étonne-t-il. En cas d’accident, ce serait ma faute. » Depuis le début de cette affaire, le syndic n’a pas manqué d’accompagner ses arguments de commentaires ironiques, voire dédaigneux, tant dans la réponse de la Municipalité que dans une lettre de lecteur parue dans nos colonnes le 7 mai. Dans cette dernière, le chef de village invoquait un « préavis négatif de la gendarmerie » tout en qualifiant l’action de Damaris Lütolf Awad et celles de ses soutiens de « parasitisme sociétal masquant les vrais problèmes ». N’est-ce pas tomber dans la provocation ? « Je ne fais que me mettre à leur niveau, cette marche est une provocation. J’ai des choses plus préoccupantes à gérer qu’une petite bande d’activistes. »

http://www.24heures.ch/vaud-regions/riviera-chablais/manif-antiforage-syndic-decline-mediation-prefete/story/16504321

Total prêt à financer un puits d’exploration de gaz de schiste en France, si le gouvernement l’y autorise. Total se dit prêt à financer un puits d’exploration de gaz de schiste sur son permis de Montélimar, éventuellement en s’associant à l’IFPEN et au BRGM. Par ailleurs, le pétrolier juge que l’interdiction des importations de gaz américain serait une erreur pour la compétitivité européenne. "Je ne sais pas s’il y a du gaz de schiste en France et ce n’est pas une posture de dire cela. (…) Ceci étant, je suis prêt à financer une exploration car ce débat repose sur de mauvaises bases", a affirmé le patron de Total. Aujourd’hui, la loi française interdit l’usage de la fracturation hydraulique, seule technologie permettant l’exploration et l’exploitation de ce gaz non conventionnel. Le PDG reconnaît que la prise d’un permis dans la zone très sensible de Montélimar a été mal gérée et que le groupe "a été pris par surprise" par l’opposition. Une fois que "c’est devenu une affaire d’Etat, il était compliqué de remettre de la raison", selon lui.

http://www.usinenouvelle.com/article/total-pret-a-financer-un-puits-d-exploration-de-gaz-de-schiste-en-france-si-le-gouvernement-l-y-autorise.N392017

Au Texas, six fois plus de séismes depuis l’extraction du pétrole et gaz de schiste. Depuis 2008, le Texas a triplé sa production combinée de gaz et de pétrole. Dans la même période, la moyenne annuelle de séismes a été multipliée par six, passant de 2 à 12 secousses d’une magnitude égale ou supérieure à 3, le seuil à partir duquel un séisme est ressenti par l’être humain. Selon une étude publiée mardi 17 mai dans la revue Seismological Research Letters, un lien direct est établi entre l’activité sismique et l’exploitation de gaz et pétrole de schiste. Mais l’impact des activités pétrolières et gazières sur l’activité sismique remonte bien avant 2008, révèle également l’étude. Le secteur des hydrocarbures provoque des séismes dans l’Etat texan depuis 1925.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/19/au-texas-six-fois-plus-de-seismes-depuis-l-extraction-du-petrole-et-gaz-de-schiste_4922640_3244.html

TOTAL MISE SUR LES RENOUVELABLES… POUR MIEUX VENDRE SON GAZ

Chez Total, les annonces d’investissements dans l’électricité et les énergies renouvelables (EnR) se multiplient. Elles traduisent une évolution notable : la major pétrolière apparaît désormais comme la plus proactive dans l’adaptation à la transition énergétique. Il ne faut pas y voir pour autant un changement de business model. Total vise en réalité à promouvoir le gaz, qui reste le pilier central de sa stratégie d’entreprise. Les ONG dénoncent son double langage et ses nombreux projets incompatibles avec la lutte contre le réchauffement climatique. Total poursuit ses investissements dans des projets que les ONG jugent incompatibles avec la lutte contre le réchauffement : hydrocarbures de schiste, offshore profond… Certains craignent d’ailleurs que ses récentes annonces lui servent avant tout à verdir son image. Le groupe s’est vu reprocher fin 2015 son double langage sur le climat du fait de son appartenance à des associations tendant à freiner la lutte contre le réchauffement climatique. "Il existe un très grand décalage entre la part qu’occupent les ENR d’un côté dans la communication du groupe et, de l’autre, dans ses activités", constate Laureline Bourit des Amis de la Terre, une ONG qui dénonce les atteintes environnementales causées par le groupe.

http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energies-fossiles/isr-rse/total-mise-sur-les-renouvelables-pour-mieux-vendre-son-gaz-143920.html

20 Mai

Le gaz de schiste revient au centre des débats en France. Entre l’arrivée des premières livraisons du gaz de schiste américain pour Juin, les positions très tranchées de la Ministre de l’Ecologie et celles de Luc Châtel, le gaz de schiste revient un sujet brûlant dans le pays. Et pour cause car il y a de quoi débattre entre les "anti" et les "pro" : les premiers n’y voient que des risques sur l’environnement et les autres une formidable occasion de bénéficier de nouvelles ressources énergétiques et économiques. La Ministre ne veut pas du gaz américain, car cela signifierait que la France consommerait alors du gaz de schiste. Pour rappel, la France a interdit en 2011 la fracturation hydraulique, interdisant de facto l’exploitation du gaz de schiste. Ségolène Royal voit ainsi d’un très mauvais œil la prochaine venue du gaz de schiste américain. Elle a même déclaré qu’elle cherchait des recours juridiques européens voire internationaux lui permettant d’interdire l’importation du fameux éthane américain. Une tentative qui s’avère d’ores et déjà vaine puisque la France pourrait alors se voir affliger de lourdes amendes de la part de l’OMC pour entrave à la liberté de commerce. Mais force est de constater que le sujet irrite au plus haut point la ministre.

http://www.legazdeschiste.fr/debat-et-reglementation/19052016,le-gaz-de-schiste-revient-au-centre-des-debats-en-france,1288.html

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a déclaré que l’interdiction de l’importation du gaz de schiste en France serait une erreur stratégique. Il serait même enclin à lancer des forages dans le pays.

Voilà une position qui tranche nettement avec les idées défendues par les anti gaz de schiste, Ségolène Royal en tête. Reçu pour une audition devant la Commission des Affaires économiques du Sénat, le grand patron de Total a tenu à réagir aux propos de la Ministre de l’Ecologie plus tôt en Mai. Pour Patrick Pouyanné, parvenir à interdire l’importation du gaz de schiste en France serait d’un côté bien complexe à réaliser (entrave à la liberté de commerce de l’OMC et ratification en vue du traiter de libre-échange UE-USA) et relèverait surtout d’une grave erreur stratégique. Il s’agirait ainsi selon l’homme d’affaires d’ "une erreur pour l’industrie européenne qui gagnerait en compétitivité grâce à cette source d’énergie ". Au contraire, pour le dirigeant de Total, l’arrivée du gaz de schiste US est même "plutôt une bonne nouvelle pour l’industrie européenne. C’est plutôt un regain de compétitivité pour l’industrie qui utilise du gaz, notamment pour l’industrie lourde ».

http://www.le-gaz.fr/exploration-extraction/20052016,pour-total-la-france-ne-doit-pas-interdire-l-importation-de-gaz-de-schiste,549.html

« Le Maroc fait encore ses premiers pas dans l’exploration des gaz de schistes », affirme Amina Benkhadra

Bien que le Maroc n’en soit pas un grand producteur, les hydrocarbures restent un domaine stratégique pour le Royaume. Depuis le début des années 2000, l’Etat n’a cessé de multiplier les efforts visant à favoriser l’exploration tant pétrolière que gazière. Il y trois ans, Rabat s’est lancé dans les gaz de schistes dont l’exploration, bien que discrète, fâche le milieu des écologistes. Le Maroc est encore aux premiers pas de l’exploration pour les gaz de schiste. Celle-ci est tout à fait récente, car nos travaux sur ce thème remontent à moins de 5 ans. L’Office National des Hydrocarbures et des Mines a lancé une première étude d’évaluation du potentiel de nos bassins sédimentaires en "gaz de schiste". Des contrats de reconnaissance ont été signés avec des partenaires dont les travaux qui sont encore dans une phase préliminaire, consistent en études géologiques, géophysiques, géochimiques et analyses des propriétés pétrophysiques des roches afin d’asseoir le potentiel du gaz de schiste.

http://www.yabiladi.com/articles/details/44701/hydrocarbures-maroc-fait-encore-premiers.html

23 Mai

L’Ouest américain disparaît rapidement. Une nouvelle étude publiée mardi par le Center for American Progress (CAP) et Conservation Science Partners (CSP) a constaté que toutes les 2,5 minutes, l’Ouest américain perd l’équivalent d’un terrain de football de zone naturelle au « profit » du développement humain. Ce projet, appelé Disappearing Ouest, est la première analyse complète analysant la disparition des terres dans l’Ouest face au développement humain, la rapidité avec laquelle cette transformation a lieu, et les facteurs à l’origine de cette perte. De 2001 à 2011, l’empreinte énergétique dans le Wyoming a augmenté de près de 40%, principalement des mines de charbon et des puits de pétrole et de gaz.

http://thinkprogress.org/climate/2016/05/17/3778905/disappearing-west/

Total et son pétrole le plus sale. Total a pris de très fermes engagements pour le climat. Pourtant, l’entreprise française participe à un projet pharaonique d’extraction de sables bitumineux dans le nord du Canada, en vue de produire 200 000 barils par jour. A Fort McMurray, en Alberta, dans le nord-ouest du pays, l’entreprise française et ses partenaires canadiens investissent 12 milliards de dollars pour bâtir un des plus importants sites de production de pétrole issu des sables bitumineux.Un pétrole deux à cinq fois plus émetteur de CO2 que le pétrole classique. Un projet toujours en construction et qui devrait être opérationnel d’ici à 2017 et devrait produire 200 000 barils par jour. Aux antipodes des engagements en faveur du climat de Total – dont l’activité génère 44 millions de tonnes de CO2 chaque année.

http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/video-cash-investigation-total-et-son-petrole-le-plus-sale_1459577.html

23 Mai

 Alors que le Texas a multiplié par dix son volume de combustible extrait à partir des gaz de schistes, le nombre de tremblements de terre a, dans le même temps été multiplié par six. Une étude vient de démontrer la relation directe entre les procédés d’extraction du gaz de schiste et les séismes. Les enquêtes, qui se succèdent, arrivent toutes à la même conclusion : la fracturation hydraulique, technique qui consiste à extraire pétrole et gaz par injection d’eau à haute pression dans des puits très profonds, situés sous les nappes phréatiques serait la première cause de secousses sismiques dites "artificielles", c’est-à-dire résultant des activités humaines. Des études avaient constaté ces séismes inhabituels au Kansas et dans l’Oklahoma. C’est au tour du Texas d’être ausculté par des experts en sismologie de l’institut de Géophysique de l’Université du Texas à Austin. Le verdit est implacable : sur les 162 secousses d’une magnitude de 3 ou plus sur l’échelle de Richter enregistrées entre 1975 et 2015, un quart sont « très certainement » provoquée par les activités gazières et pétrolières, quand 33% sont « probablement provoquées » et 28 % « possiblement provoqués ».

http://www.up-magazine.info/index.php/planete/transition-energetique/5878-extraction-de-gaz-de-schiste-six-fois-plus-de-seismes

24 Mai

La Tunisie a bel et bien été à deux doigts d’entamer, en 2012, l’exploration des ressources d’hydrocarbures non-conventionnelles, autrement dit le gaz de schiste. « Nous avions alors commencé à préparer un contrat avec Shell pour des opérations à Kairouan et des tests ont même été menés », a révélé récemment Ridha Bouzaouada, directeur général de l’Energie. Mais la campagne anti-gaz de schiste menée alors par la société civile a obligé le gouvernement à faire marche arrière. Des études internationales révèlent la disponibilité d’un stock considérable de gaz de schiste, estimé à 5.000 milliards de mètres cubes en Tunisie et ce stock peut être exploité durant 80 ans.

http://kapitalis.com/tunisie/2016/05/24/la-tunisie-a-envisage-lexploration-du-gaz-de-schiste-en-2012/

25 Mai

La Grande-Bretagne vient de relancer l’exploration très controversée de gaz de schiste, dans le nord du Royaume-Uni. C’est une première depuis cinq ans : la Grande-Bretagne vient de relancer l’exploration très controversée de gaz de schiste. Le conseil du comté du North Yorkshire, dans le nord du Royaume-Uni, a en effet autorisé la société Third Energy à lancer une opération de forage par fracturation hydraulique près du village de Kirby Misperton. Cette décision intervient après celle des autorités britanniques, qui ont accordé en décembre dernier une série de licences d’exploration pour la recherche d’hydrocarbures sur terre, dont le gaz de schiste. Mi-décembre, les députés ont également donné leur aval à ce type d’exploitation qui suscite beaucoup d’opposition. En 2011, un moratoire avait été imposé à la suite de tests menés dans le Lancashire (nord-ouest du pays), qui avaient été considérés responsables de séismes mineurs survenus dans la zone. Le moratoire avait toutefois été levé l’année suivante. Le premier ministre David Cameron est favorable au gaz de schiste, voyant là une source potentielle d’énergie bon marché qui pourrait prendre le relais des champs pétrolifères de la mer du Nord en phase de déclin.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/05/25/20002-20160525ARTFIG00062-feu-vert-au-gaz-de-schiste-en-grande-bretagne.php

Gaz de schiste : Arnaud Montebourg favorable à "la recherche pour extraire du gaz proprement ». Arnaud Montebourg s’est dit favorable mercredi à la recherche permettant d’extraire du gaz de schiste proprement en France. "Si cette technologie existe, elle mérite d’être expérimentée", a dit l’ancien ministre qui répondait aux auditeurs de RMC.

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/gaz-de-schiste-arnaud-montebourg-favorable-a-la-recherche-pour-extraire-du-gaz-proprement-820482.html

26 Mai

Les sables bitumineux de l’Alberta sont l’un des plus gros pollueurs de l’air en Amérique du Nord par rapport à un certain type de particules, selon une récente étude du journal Nature. D’août à septembre 2013, une équipe de chercheurs a fait une vingtaine de trajets en avion au-dessus de la région productrice des sables bitumineux pour mesurer le niveau de certaines particules fines de pollution, les aérosols organiques secondaires. Ces fines particules peuvent causer le cancer du poumon ainsi que des problèmes cardiaques, comme de l’asthme, d’après l’Organisation mondiale de la santé. Selon les données récoltées, les sables bitumineux de l’Alberta produisent quotidiennement de 45 à 84 tonnes de ces particules. Ces chiffres sont comparables aux émissions de la grande région de Toronto, la plus grande métropole du Canada.

http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2016/05/25/009-petrole-sables-bitumineux-environnement.shtml

27 Mai

L’assemblée générale du géant pétrolier Exxon, le 25 mai à Dallas au Texas, a donné lieu à une démonstration de force des partisans d’une meilleure prise en compte du changement climatique. La résolution phare, pour la "mesure du risque carbone", a été rejetée, mais elle a tout de même recueilli 38,2% de votes favorables. En écho à l’Accord de Paris, Rex Tillerson, PDG d’Exxon a défendu son point de vue : "l’objectif de deux degrés de réchauffement climatique ne repose pas sur une base scientifique" et les événements climatiques "pourraient être catastrophiques, mais sont encore inconnus. Le monde va devoir continuer à utiliser des énergies fossiles, que les gens aiment ça ou pas", a-t-il conclu, déclenchant les applaudissements d’une partie de la salle.

http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energies-fossiles/isr-rse/climat-face-a-la-forte-pression-de-ses-actionnaires-exxon-ne-cede-pas-143927.html

Le gaz de houille lorrain, le nouveau pari de Macron. Le ministre de l’économie s’est prononcé en faveur de l’exploitation de ce gaz en Lorraine, qui ne nécessite pas de fracturation hydraulique. Le ministre de l’économie Emmanuel Macron, en pleine réflexion sur la stratégie minière du pays, s’est trouvé une nouvelle passion : le gaz de houille lorrain. "Je suis favorable à la poursuite de l’exploration du gaz de houille en Lorraine, dont les réserves sont prometteuses et qui est bien accepté localement, indiquait le ministre le 24 mai lors du colloque Cyclope consacré aux matières premières. Les gisements de gaz de houille en France sont exploitables sans fracturation hydraulique, dans un territoire au passé minier favorable. C’est une opportunité industrielle à saisir. »

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160527.CHA9769/apres-le-gaz-de-schiste-le-gaz-de-houille-lorrain-sur-lequel-parie-macron.html

Pétrole, charbon, gaz de schiste : Trump veut donner la priorité aux énergies fossiles. Le candidat républicain à la présidence veut torpiller les accords de Paris sur le climat. Et promet de relancer les projets abandonnés par l’administration Obama, comme l’oléoduc Keystone XL. « Nous annulerons l’accord de Paris sur le climat, et cesserons tous les paiements d’argent public américain aux programmes de l’ONU sur le réchauffement climatique », a-t-il dit. Dans le passé, il a qualifié le changement climatique de « canular ».

https://www.letemps.ch/economie/2016/05/27/petrole-charbon-gaz-schiste-trump-veut-donner-priorite-aux-energies-fossiles

Mise en suspension depuis cinq ans, l’exploitation du gaz de schiste dans le sous-sol britannique va reprendre. Le groupe Third Energy a été autorisé à relancer ses activités en dépit de l’opposition d’une grande partie de la population. En ce qui concerne Third Energy, le groupe a été autorisé à entamer une phase d’exploration cet hiver. Si cette initiative a reçu l’approbation du gouvernement de David Cameron, qui vante « une opportunité fantastique » pour l’emploi et la sécurité énergétique, le conseil du comté du Yorkshire aurait aussi reçu « 4.375 objections de la part de la population locale, contre seulement 36 marques de soutien ».

http://lenergeek.com/2016/05/27/les-doutes-autour-du-gaz-de-schiste-en-angleterre/

28 Mai

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonce qu’il maintient « indéfiniment » son moratoire sur la fracturation hydraulique dans la province parce que les conditions pour le lever ne sont pas réunies. La décision déçoit l’industrie et réjouit ses opposants.

http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2016/05/27/007-acadie-moratoire-fracturation-hydraulique-nouveau-brunswick.shtml

29 Mai

Donald Trump n’avait officiellement pas encore donné son avis sur la question énergétique et du réchauffement climatique. Depuis jeudi, c’est chose faite. A son image, il n’a pas fait dans la demi-mesure. Aligné sur la doctrine du parti républicain, celui qui pourrait devenir le prochain président américain n’a pas déçu. Accord sur le Climat de Paris, réglementations sur la pollution et les énergies fossiles, tout passe à la trappe. Lors de son allocution à la Petroleum Conference à Bismarck dans l’Etat pétrolier du Dakota du Nord, le candidat républicain a adopté la position du parti en favorisant largement les énergies fossiles et en effectuant un 180 degrés par rapport au président Obama. Le candidat républicain a attaqué ses rivaux démocrates, Hillary Clinton et Bernie Sanders, qui désirent imposer des régulations plus strictes dans les forages de schiste et l’environnement. Il en a profité pour réitérer son soutien à l’industrie du charbon et prédit qu’au final « le charbon va devenir très bon marché« . Bien que le charbon américain soit attaqué en frontal par le gaz de schiste, il n’a pas détaillé son plan pour maintenir en vie les deux productions ennemies.

https://blogs.letemps.ch/laurent-horvath/2016/05/29/donald-trump-make-the-energy-great-again/

30 Mai

Comment les géants des mines et du pétrole menacent les ressources en eau. De l’Australie aux Andes, en passant par la France, les projets miniers, pétroliers ou gaziers représentent une menace majeure pour les ressources en eau. Dans les pays andins, des paysans et des indigènes se battent contre des projets miniers géants au sommet de leurs montagnes. En Australie, une alliance inhabituelle se noue entre agriculteurs et écologistes contre l’exploitation du « gaz de couche », qui nécessite de recourir à la fracturation hydraulique. Au Brésil et au Canada, riverains et autorités accusent l’incurie des entreprises minières après la rupture de barrages miniers retenant des eaux usées toxiques. En Algérie, la population du sud saharien se révolte contre l’arrivée du gaz de schiste. En France même, des collectifs citoyens dénoncent des projets d’ouvrir de nouvelles mines, alors que les anciens sites abandonnés continuent à ce jour à polluer leur environnement. Tous ces combats ont un point commun : l’eau. Ce rapport met en lumière non seulement les multiples manières dont le secteur extractif affecte les ressources en eau (pollution, surexploitation, destruction de zones humides ou de glaciers), mais aussi l’insuffisance des réglementations en vigueur dans ce domaine et de leur application, le manque de connaissances scientifiques, et l’inadéquation des réponses caritatives ou technologiques apportées par les entreprises concernées.

http://multinationales.org/Rapport-Comment-les-geants-des-mines-et-du-petrole-menacent-les-ressources-en

31 Mai

À la suite d’un sondage indiquant que 70 % des Français étaient contre l’importation du gaz de schiste américain, notre ministre de l’environnement s’est précipitée pour annoncer qu’elle examinait la possibilité juridique d’interdire cette importation alors qu’elle sait très bien que cette interdiction est impossible.

http://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Gaz-de-schiste-2016-05-31-1200764058

L’un des grands enjeux de la RSE et du green business, c’est aussi les ressources minières. L’année dernière, les Etats-Unis ont développé le marché du gaz de schiste à un niveau inégalé, l’exploitation des ressources en lithium a explosé pour alimenter le marché des batteries, les terres rares sont de plus en plus recherchées pour leurs utilisations dans le marché de l’électronique… De ce fait, une vague d’intérêt a poussé les industriels a chercher des solutions minières plus propres. Certaines entreprises américaines ont ainsi commencé à mettre en place des technologies de fracturation hydraulique prétendument plus écologiques, d’autres ont lancé des programmes de protection de la biodiversité autour de leurs sites miniers. Les investissements du secteur minier dans l’énergie renouvelable pourraient aussi atteindre 3.9 milliards de dollars en 2022.

http://e-rse.net/10-tendances-green-business-developpement-durable-2016-19813/

Si le gaz de schiste se trouve interdit en France, c’est à cause des risques graves que la méthode de sa production, la fracturation hydraulique, fait courir à l’environnement local (séismes, pollution des nappes phréatiques, artificialisation des paysages, etc). Toutes raisons qui justifient parfaitement l’interdiction de la fracturation hydraulique en France pour protéger nos territoires et nos concitoyens, mais qui peinent à convaincre pour interdire une importation qui ne leur fait pas courir de risque direct, même s’il en fait courir de très sérieux dans le pays producteur. Sur cette base altruiste, il y a longtemps que la France aurait dû en effet renoncer par exemple à importer du minerai d’uranium du Niger, ce qu’aucun ministre de la République n’a jamais évoqué… Il existe par contre une très bonne raison, celle-là jamais invoquée par les pouvoirs publics, pour interdire l’importation du gaz de schiste : c’est la quantité inhabituelle de méthane émise dans l’atmosphère lors de son extraction. Le méthane est pourtant le deuxième gaz à effet de serre derrière le gaz carbonique. Son pouvoir de réchauffement global (PRG)1 est très élevé : 83 fois plus élevé à l’horizon de 20 ans que celui du CO2, 68 fois à 30 ans et encore 28 fois 100 ans après son émission. Il est généralement reconnu que celui des champs de gaz de schiste aux Etats-Unis est nettement plus élevé que celui des champs conventionnels de gaz naturel. Alors que les fuites des systèmes gaziers conventionnels sont généralement estimées au maximum à 2 % de la production, elles pourraient atteindre plus du double, voire plus, pour le gaz de schiste.

http://www.alterecoplus.fr/climat/pourquoi-il-faut-interdire-limportation-de-gaz-de-schiste-americain-201606020600-00003508.html

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