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La Baleine des Lacs d’ANNECY, du LEMAN N°44

Publié le 24 septembre 2007, mise à jour le 12 janvier 2008

LOI LITTORAL : succès de la « piqûre de rappel » ...
L’agenda des Amis ...
Le GRENELLE de l’environnement ...
D’autres échos du GRENELLE ...

- LOI LITTORAL : succès de la « succès de la « piqûre de rappel piqûre de rappel »

Malgré la trop faible publicité que nous avons pu faire de la manifestation du 15 septembre, la médiatisation de notre initiative a été bien assurée. La présence sur place de Bernard BOSSON, de Jean Luc RIGAUT, maire d’ANNECY, de Marie Noëlle PROVENT, 1er adjointe, de Thierry BILLET ou de Renée POUSSARD des VERTS, ou Jean BOUTRY, maire PS de CRAN GEVRIER démontrait l’existence d’un large front politique opposé à la modification de la Loi littoral. Bernard BOSSON plaisantait en stigmatisant les élus qui prétendent que cette loi a été votée pour ne rien changer...

Chacun s’accorde à penser que tant que la Ville d’ANNECY s’oppose à cette modification législative, l’état ne tentera pas de passer en force par le biais d’un décret, au moins jusqu’aux élections municipales de mars 2008 qui prennent une dimension particulière de ce point de vue.

En attendant, les AMIS DE LA TERRE vous invitent à participer à l’action que conduit Lac d’ANNECY Environnement pour obtenir le classement de la Cluse du Lac en réserve naturelle régionale.

Si vous êtes propriétaire sur le territoire de l’une des communes du tour du lac, renvoyez vite le document que vous trouverez au verso de cette BALEINE à LAE afin que le Conseil Régional délibère en ce sens. Ce serait un excellent moyen de développer une contre proposition constructive à la pure et simple loi du court terme.

- L’agenda des Amis

Agenda des AMIS DE LA TERRE EN HAUTE SAVOIE,
pour souscrire dans MOZILLA SUNBIRD (ou équivalent) copier l’adresse du lien suivant webcal ://www.icalconsult.com/ical/calendars/at74/at_74.ics

  • Prochaine réunion des AMIS DE LA TERRE en HAUTE SAVOIE le jeudi 4 Octobre 2007 à la Maison des associations à CRAN GEVRIER, près de la salle des Papeteries.
  • Sortie Brame du cerf en soirée, par Marcel BOUVIER, rendez-vous le mardi 2 octobre à 18h30 à l’église de St-Jorioz. Inscription auprès de Marcel BOUVIER au 04-50-68-53-23, avec la FRAPNA 74.
  • « Le silence des nanos », le 12 octobre à 20 H à l’auditorium de SEYNOD en présence du réalisateur.
  • Fête d’automne à CRAN GEVRIER les 6 & 7 octobre avec un stand des AMIS.
  • A noter sans doute le 12 Octobre la décentralisation à ANNECY LE VIEUX du Grenelle de l’environnement : nous vous en reparlerons.

- Le GRENELLE de l’environnement

Quelques échos du GRENELLE de l’environnement, à suivre en direct sur http://legrenelle.lalliance.fr

Suite aux déclarations de Jean Louis Borloo sur un gel des cultures d’OGM en plein champ, la FNSEA et les semenciers ont « claqué » la porte du dernier groupe OGM du Grenelle de l’environnement. L’alliance de la planète n’est pas surprise de constater que les promoteurs d’OGM fuient le débat lorsque celui-ci devient transparent et argumenté.

« La déclaration de Jean Louis Borloo est une déclaration à un point d’étape du grenelle et non une décision gouvernementale. Nous rappelons que nous participons au Grenelle de l’environnement alors que 22 000 hectares d’OGM ont été semés cette année et que plusieurs études ont révélées des incertitudes quant à la toxicité de ces OGM. Nous savons être constructifs sans dogmatisme, il est grand temps que la FNSEA en fasse autant ! » explique Chantal Jacquet, de l’association Good Planet représentante de l’Alliance pour la planète.

L’Alliance de la planète tient à rappeler que les propos tenus par Jean Louis Borloo sont courageux et mettent pour la première fois en lumière qu’on ne peut pas contrôler la dissémination des OGM lorsque qu’ils sont cultivés en plein champ. L’alliance a d’ailleurs toujours demandé que soit appliqué le principe de précaution tant que les impacts environnementaux et sanitaires ne sont pas connus. Les propos du ministre ont été confirmés par un rapport scientifique rédigé par Marion Guillou, présidente de l’INRA, Bernard Chevassus–O-Louis, CNRSINRA et Michel Griffon, responsable du département “agriculture et développement durable” au sein de l’Agence nationale de la recherche : « En revanche nous soulignons qu’une exigence d’absence totale d’OGM dans un produit ne peut-être satisfaite par des mesures de distances d’isolement et revient donc à revendiquer l’interdiction de toutes cultures ou d’importation d’OGM »« Selon un sondage BVA (1), 66 % des agriculteurs sont pour un moratoire sur les OGM. De qui la FNSEA était-elle le porte-parole ? Des entreprises de biotechnologies ou des agriculteurs ? » s’indigne Guy Kastler des Amis de la terre.

« Les dirigeants de la FNSEA et de l’APCA s’opposent à la liberté de consommer et de cultiver des produits sans OGM (seuil de contamination 0) souhaitée par 86 % des français (2) et 66% des agriculteurs. Ils s’opposent également au principe pollueur payeur. Les pro- ogm doivent évoluer et réaliser qu’il existe une autre agriculture, l’agriculture durable dont l’agriculture biologique doit être le fer de lance. Selon un dernier rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) ce type d’agriculture pourrait nourrir la planète. » s’indigne Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM à Greenpeace France, membre de l’Alliance pour la planète.

(1) : Sondage de l’institut BVA janvier 2004 pour le Syndicat national de la presse agricole et rurale qui révèle que 66% des agriculteurs ne sont pas prêts à planter des OGM, du fait de l’incertitude sur les risques et de l’absence d’utilité prouvée des OGM.
(2) : Sondage de l’institut CSA septembre 2006.

- D’autres échos du GRENELLE :

Par André Cicolella, chercheur en santé environnementale. Participant pour l’Alliance au groupe de travail 3 « Santé & environnement », jeudi 20 septembre.

La réunion était plutôt mal engagée. Nous n’avions reçu que mercredi matin le projet de rapport de synthèse du groupe, soit la veille de la réunion… 24 heures pour l’éplucher : un délai tout à fait insuffisant. Par ailleurs, l’introduction était franchement inacceptable, en proposant une analyse digne des années 60, sans aucun rapport avec l’enjeu : répondre à la crise écologique (le principe de précaution n’était même pas cité !).

François Veillerette, président du MDRGF et porte-parole de l’Alliance pour le groupe 3 avait donc écrit dès réception un email de protestation au président du groupe, M.Maraninchi, (...)L’atmosphère était électrique.

Nous avons demandé une suspension de séance… Il a alors été convenu avec les syndicats de demander d’une seule voix la réécriture de l’introduction en suivant les 5 principes moteurs suivants :

  • Réaffirmer les principes qui doivent guider la rédaction du texte : précaution, substitution ;
  • SLa santé environnementale doit être au coeur des politiques de santé ;
  • Rappeler l’enjeu sanitaire autour de la croissance des maladie chroniques, notamment l’épidémie de cancer (pour faire pièce au rapport des Académies, voir l’article Cancer : un rapport de propagande.
  • La santé humaine est liée à la santé de l’écosystème ;
  • La démocratie participative est la méthode pour traiter les problèmes.

Le président Maraninchi et une large majorité de l’assemblée ont finalement accepté ces propositions.

La mise au point préalable sur les principes a permis ensuite de discuter de l’ensemble du texte sur des bases plus saines et de faire accepter dans un certain consensus les mesures de l’Alliance, y compris la partie expertise. Le Medef a même fini par soutenir l’idée d’une loi sur l’expertise – sans pour autant pendre en compte la question des lanceurs d’alerte – avec la création d’une Haute autorité. Les réformes institutionnelles majeures que nous avons proposées ont été acceptées.

Autant la réunion s’était ouverte dans un climat de tension, autant à la fin de cette longue journée (ouverte à 10h, la séance s’est finie à 21h), la discussion était plutôt sereine. De cette réunion houleuse et importante, peut être tiré l’enseignement suivant : les propositions de l’Alliance peuvent rassembler une majorité large, si elles sont cohérentes et défendues avec conviction.

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La Baleine des Lacs d’ANNECY, du LEMAN et du BOURGET - n°44- 24 SEPTEMBRE 2007
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