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La Baleine des Lacs d’ANNECY & du LEMAN N°50

Publié le 15 janvier 2008, mise à jour le 10 juin 2009


- L’agenda des Amis

Agenda des AMIS DE LA TERRE EN HAUTE SAVOIE,
pour souscrire dans MOZILLA SUNBIRD (ou équivalent) copier l’adresse du lien suivant webcal ://www.icalconsult.com/ical/calendars/at74/at_74.ics

  • Mardi 22 janvier à 20H30 salle Eugène Verdun à BONLIEU : « Le temps des Immigrés » Conférence de François HERAN, démographe, normalien, agrégé de philosophie : il dirige l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED). Les projections démographiques annoncent que l’immigration sera, d’ici une génération, le principal, voir l’unique facteur de croissance de la population française. Le brassage des populations dans notre société est un défi à relever au même titre que le vieillissement… A l’initiative de la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME.

- Organismes génétiquement modifiés : un premier succès à confirmer

Des AMIS DE LA TERRE en HAUTE SAVOIE, réactifs, ambitieux et motivés : la clé du succès de la mobilisation locale pour la clause de sauvegarde contre le Maïs MONSANTO

Dès l’annonce de la grève de la faim de José Bové, les AMIS DE LA TERRE autour de sa présidente Simone DALEX et de la responsable de la commission agriculture Marie Paule MOUSSE ont décidé d’engager un jeûne dès vendredi soir dernier.

Grâce au réseau déjà constitué, elles ont su mettre en mouvement nos partenaires habituels et engager le relais de jeûneurs qui ont pu informer le public, rencontrer les médias, faire signer les pétitions, etc. Un grand merci à tous ces bénévoles qui ont donné de leur temps, à la CONFEDERATION PAYSANNE qui a su être présente à tous les moments importants, et notamment Samedi 12 janvier devant la Mairie d’ANNECY LE VIEUX, à ADABIO, à CYCLAMEN qui a pris le relais du jeûne et dont au moins 20 militants étaient présents Samedi 12, à la FRAPNA, etc.

- Le 12 janvier 2008, la Coordination des Amis de la TERRE France a pris position :

La France déclenche la clause de sauvegarde sur le MON810. La culture de ce maïs OGM est donc provisoirement suspendue en France. Greenpeace et les Amis de la Terre se réjouissent de cette décision qui fait suite à l’annonce hier du report du projet de loi sur les OGM. Il s’agit enfin de la traduction concrète d’une décision prise lors du Grenelle de l’environnement, qui avait associé l’ensemble des parties prenantes, y compris les représentants de la profession agricole.

« Après de multiples tergiversations, le gouvernement a tenu sa parole et pris la décision responsable qui s’imposait : les doutes sur les risques du MON 810 sont en effet nombreux. C’est un signal fort : la logique et la dynamique du Grenelle s’appliquent en France » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace.

Pour Guy Kastler, des Amis de la Terre :

« Importante, cette décision l’est à plusieurs titres : elle est d’abord la première vraie conséquence du Grenelle. Elle va permettre ensuite aux parlementaires de travailler en toute sérénité à une loi qui garantisse le droit et la liberté à produire et consommer sans OGM, toujours conformément au Grenelle. Enfin, laissant la possibilité au premier pays agricole européen d’oeuvrer en faveur de nouvelles procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM, elle ouvre de nouvelles perspectives sur la scène européenne. »

En France, l’activation de la clause de sauvegarde, couplée à un report du débat sur le projet de loi, va dans un premier temps laisser aux parlementaires le temps et la sérénité nécessaires au vote d’une loi fondamentale, puisqu’elle engage l’avenir de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement en France. Préparé dans l’urgence sans concertation, le projet de loi actuel doit en effet être amendé au printemps afin de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

Enfin, sur le plan européen, la notification de la clause formalise auprès de la Commission la logique réticence de la France sur les OGM, première puissance agricole de l’Union, et ouvre des perspectives prometteuses quant à la protection effective de l’environnement. La décision française va d’ailleurs dans le sens des doutes émis par le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, sur les risques de deux autres maïs Bt.

La clause de sauvegarde sur les OGM est actuellement utilisée par six pays de l’Union européenne et a été invoquée en dix occasions : trois fois par l’Autriche, deux fois par la France (en novembre 1998 pour deux types de colza génétiquement modifiés) et une fois par l’Allemagne, le Luxembourg, la Grèce, le Royaume-Uni et la Hongrie. Concernant le seul maïs MON 810, cela porte à quatre le nombre de pays qui l’ont déjà activée : France, Autriche, Hongrie et Grèce.

« La France doit profiter de la prochaine présidence de l’Union pour impulser en Europe une vraie réforme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et imposer le principe de précaution comme un élément essentiel de la décision publique ! Toute la transparence doit maintenant être faite sur les conséquences des cultures et des importations d’OGM » précise Arnaud Apoteker.

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La Baleine des Lacs d’ANNECY & du LEMAN - n°50 - 17 JANVIER 2008

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