



Le Plan DEPARTEMENTAL d’élimination des déchets de la Haute Savoie est annulé !
Le Tribunal administratif de GRENOBLE a rendu sa décision dans un jugement du 7 mai 2008 notifié le 26 mai 2008 : le PDED est annulé au motif de l’absence d’un chapitre spécifique pour la gestion des emballages et des déchets d’emballage et de la création d’un centre de stockage de déchets ultimes issus du traitement des déchets ménagers.
Le Tribunal n’a pas eu besoin de statuer sur les questions de l’inutilité de la céation d’un nouveau four à incinérateur de MARIGNIER...au demeurant abandonné par le SIVOM puisque son inutilité est aujourd’hui patente : nous sommes en surcapacité d’incinération dans le département ! La balle est maintenant encore plus du Conseil général dans ce dossier pourtant essentiel.
Jusqu’à quand va-t’on continuer de travailler sans pilote dans l’avion dans ce domaine ?
Alors que les collectivités territoriales développent le tri sélectif, et que s’accumulent les déchets ultimes expédiés loin du département sans traitement local, le Conseil général ne fait rien depuis que la compétence de la gestion du dossier lui a été transféré depuis quatre ans.
Permis de construire MGM à TALLOIRES : quand la Mairie envoie promener l’Etat pour accorder le permis dans la bande des cent mètres...
Nous vous avons déjà alerté sur le projet pharaonique de MGM sur la baie de TALLOIRES. L’Etat a omis de s’apercevoir que ce projet s’inscrivait en plein dans la bande de cent mètres de protection absolue du rivage de la loi LITTORAL, ce qui laisse stupéfait ...Mais ce dossier comprend également une perle que Lac d’ANNECY Environnement a récupérée.
Il s’agit d’une lettre en date du 27 décembre 2007 par laquelle M. Jean FAVROT, maire de TALLOIRES, écrit à Mme Caroline BORDES à la Direction départementale de l’équipement (Nos réf JF/CT/NM/2007-295) pour lui dire :
« Madame, la commune ne tiendra pas compte des avis de M. l’architecte conseil de la DDE et de celui de l’architecte paysagiste et vous demande de bien vouloir préparer le permis de construire.Dans l’attente, je vous prie de d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments respectueux ».
Pauvres services de l’Etat qui s’étaient tout de même émus de la taille disproportionnée de ce projet...
Si des maires de HAUTE SAVOIE ont été battus aux municipales pour ne pas avoir accordé tous les permis de construire que leurs concitoyens leur demandaient, tel n’a pas été le cas de M. FAVROT...
PCB dans les lacs savoyards (suite)
L’annonce par une « fuite » au Dauphiné Libéré que les nouvelles analyses des poissons du lac étaient parfaites ne doit pas nous conduire à freiner la mobilisation pour la sauvegarde du Lac. En effet, la pollution des sédiments existe bel et bien et elle n’a pas été « annulée » par enchantement. L’Etat reconnaît lui-même son incapacité à nettoyer les sédiments de leurs PCB. Et le même problème concerne les HAP que l’on rencontre dans les sédiments du Lac...
Aussi faut-il sourire quand le Président de l’assemblée nationale demande au préfet de procéder à un nettoyage chimique du lac ; ce qui est radicalement IMPOSSIBLE. On sait que pour Bernard ACCOYER, il existe une solution technique à tous les problèmes environnementaux. Mais cet exemple illustre que ce serait trop simple de pouvoir ainsi « réparer » la nature comme on l’a détruite.
Dans cette affaire, le manque de pédagogie et les déclarations abruptes soufflant alternativement le chaud et le froid sur une même situation renforcent la défiance des citoyens qui ne peuvent comprendre ces contradictions manifestes.
On confond l’imprégnation des sédiments, celle des poissons pêchés, et l’impact que leur consommation pourrait engendrer sur la santé humaine...
De ce point de vue, les bienheureux qui
consomment régulièrement et massivement des ombles chevaliers ne doivent pas être si
nombreux : mais des mesures d’imprégnation des
pêcheurs permettraient d’établir la réalité de ce
risque sanitaire. Or, il n’en a pas été réalisé !
Comme l’a montré le WWF avec quelques
pêcheurs du RHONE, c’est ce mesurage qui est
seul pertinent.
Restent les questions de fond :
C’est à ces questions que le Comité préfectoral sur la sécurité sanitaire doit répondre.
Le SILA a commandé 7 carottages dans le lac pour déterminer le niveau de cette pollution du fond du lac, selon les informations que nous avions recueillies.
Mais il ne suffira pas de réfléchir à la question sanitaire : il faut aborder globalement la gestion du lac sur tous les points comme la « stérilisation » du lac redoutée par les pêcheurs amateurs et écartée par les pêcheurs professionnels.
Il faut arrêter de subir la situation au risque des « scoops » médiatiques qui écornent l’image de marque du Lac.
Nous devons disposer d’un tableau de bord du lac intégrant toutes les données scientifiques et techniques. C’est la demande que les AMIS DE LA TERRE et les associations de protection de la nature demandent aux décideurs : les élus et l’Etat.
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