



Conseil général de la HAUTE SAVOIE : le solaire oublié !
Nous avons déjà dit ici tout le mal que nous pensions de l’absence de politique offensive de gestion des déchets du conseil général. Alors que la diminution des tonnages incinérés grâce aux efforts de tri sélectif, de compostage, etc. commencent à porter leurs fruits, nous nous trouvons désormais dans une situation de surcapacité des incinérateurs haut savoyards qu’il faudra bien traiter. Le coût de l’incinération va aller croissant compte tenu des contraintes règlementaies croissantes. Il faut saluer de ce point de vue, la décision du SILA d’équiper ses fours de préleveurs en continu de dioxines, en complément des mesures biannuelles exigées par la loi. Les populations disposeront donc d’une information sur les rejets de dioxines de l’usine avec un décalage de quelques semaines.
Mais revenons au solaire.
Alors que le conseil général de la
SAVOIE, avec CHAMBERY METROPOLE,
ont développé une expertise
remarquable sur le solaire, permettant
l’installation au BOURGET du LAC de
l’Institut national de l’énergie solaire (INES) et de permettre à CHAMBERY
d’être en 2005 et 2006 la première ville
solaire française, le CG 74 ne fait RIEN.
Sur les déchets, il bricole. Mais sur le solaire, c’est le néant.
Alors que le CG 73 subventionne
l’installation du solaire thermique et
photovoltaïque, le CG 74 ne fait rien.
Allant plus loin, le CG 73 a organisé la
mise en place d’un guichet unique
“solaire” avec l’ASDER pour que les
habitants qui veulent se lancer dans le
solaire trouvent en un même lieu les
conseils techniques et y remplissent les
demandes de subvention vers la Région,
le département et les collectivités
territoriales qui aident le solaire.
Créateur d’emplois “non délocalisables”,
les énergies renouvelables sont un
vecteur positif de l’image de marque
d’un territoire.
La HAUTE SAVOIE est passée totalement
à côté de cette politique industrielle.
Pire, elle s’en désintéresse totalement
comme le souligne le conseil local de
développement du bassin annécien, lors
de la réunion du 1er juillet 2008.
Assis sur son tas d’or touristique, le CG
74 n’anticipe rien.
Quand ce tas d’or fondra avec le
réchauffement climatique, le roi MONTEIL sera nu... Et MANIGOD et les
stations d’altitude parleront anglais
quand les savoyards ne sauront pas où
se loger.
Pétrole à 150 $ le baril : quel prise de conscience ?
Alors que les écologistes annoncent de tels niveaux de prix depuis des années (le fameux « peak oil » et la déplétion pétrolière décrits parfaitement par Yves COCHET dans « Pétrole apocalypse »), la FRANCE bénéficie encore de la vigueur de l’euro pour atténuer le choc pétrolier en cours.
Le gouvernement est contraint de faire face
aux demandes catégorielles des
consommateurs professionnels de gazole et
tente d’y répondre sans encourir les foudres
de l’Union européenne.
Mais cette politique de l’autruche trouve
avec les pêcheurs son sommet : il n’y a plus
de poissons et donc subventionner le gazole
aura pour effet d’accélérer la liquidation de
la ressource halieutique.
On reporte donc le problème sur le dos des
poissons.
Cette politique de gribouille conduite par la
gauche comme par la droite ne pourra
continuer éternellement.
Et que dire des chauffeurs routiers ? On n’a
rien fait pour le transfert de la route vers le
rail des marchandises depuis des lustres !
Maintenant, il faudrait donner de l’argent
aux entreprises de transport alors qu’elles
peuvent répercuter sur les clients le coût du
renchérissement du carburant !
Alors que seul ce renchérissement rendra concurrentiel le transport par rail... Vive le pétrole cher donc !
Et en avant pour une politique sérieuse d’efficacité énergétique et de transfert modal de la route vers le rail !
Contre sommet de la politique agricole commune à ANNECY les 20 & 21 septembre
Merci de noter ce week-end sur vos agendas : les associations travaillent activement à un « contre sommet » pour une agriculture durable et solidaire à l’occasion de la rencontre des ministres de l’agriculture de l’Union européenne à l’IMPERIAL à ANNECY. Le programme précis vous sera diffusé rapidement.
PCB dans les lacs savoyards (suite n°2)
Le Préfet Michel BILAUD a réautorisé la pêche de l’omble chevalier sous réserve qu’il fasse moins de 39 centimètres dans le Lac d’ANNECY et moins de 40 centimètres dans le lac LEMAN. C’est une bonne nouvelle cohérente avec les risques d’accumulation des PCB dans les graisses. Si la pollution aux PCB est « derrière nous » et peut être considérée comme une pollution historique de faible ampleur, celle aux HAP (hydrocarbures polycycliques aromatiques) est en revanche préoccupante car elle se poursuit du fait de l’utilisation du gazole et du fuel autour du lac.
Si l’on évoque le scénario catastrophe d’un camion de fuel qui tomberait dans le lac, et qui ne peut être exclu, il convient d’être actif sur le sujet.
L’identification des sources de pollution est une nécessité absolue pour prendre ensuite les mesures qui s’imposent sur ce point sur les bateaux à moteur, le trafic autour du lac, etc.
Les résultats des mesures réalisées par le SILA sur les sédiments en sept points du lac confirmeraient une pollution faible des sédiments, sans menace pour la santé publique. Mais les doutes émis par la population sur la consommation de l’eau du lac méritent une réponse adaptée et des mesures d’information actives en faveur de la consommation de l’eau du robinet.
L’annonce par Pierre BRUYERE, nouveau président du SILA, d’une « conférence lac » avec trois collèges : élus et état, associations et usagers du lac , scientifiques, est un bonne chose pour aborder les problèmes de manière large et avec un effort de prospective.
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